Bientôt 20 ans que Paulo Florès chante de sa voix douce au grain légèrement éraillé le quotidien de ses concitoyens angolais, qu’il raconte en musique la guerre civile et la corruption, les enfants soldats et la misère au jour le jour. Venu du Kizomba, le zouk angolais, Paulo Florès a su façonner un son plus en adéquation avec ses propos, un son qui invoque la tendre mélancolie de l’âme lusophone, quelque part entre semba angolais et samba brésilienne, fado portugais et morna capverdienne. Presque familière, la douzaine de titres présentés sur ce best of nous propulse dans des paysages déjà traversés au côté d’illustres chanteurs brésiliens, paysages qu’il sait griffer de sa propre patte.